NAJTAZ – RÉDACTION : La grippe Espagnole

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La grippe Espagnole était le sujet de rédaction de cette semaine pour les participants au programme NAJTAZ. Ils ont été invités à rédiger un texte sur cette grippe en donnant leurs sources et en mentionnant les moyens de communication de l’époque. Ensuite, ils ont été amenés à imaginer en un court texte le monde traversant l’actuelle épidémie sans Internet.

Voici quelques textes envoyés :

Talal Laarid, 24 ans – Safi

C’est une zoonose due à une souche (H1N1) fort contagieuse qui s’est répandue durant les années 1918-1919. Elle a causé  de 50 à 100 millions victimes partout au Monde. C’est l’une de pires pandémies de l’histoire humaine en termes de mortalité. Les symptômes sont extrêmement variables : maux de têtes, fièvre intense, toux, problèmes de respiration… elle a été qualifiée par espagnole, car l’Espagne fut la première à sortir la déclarer sur la presse écrite qui était le seul moyen de communication à l’époque. Comme les moyens sanitaires étaient  très modestes, voire inexistantes après les quatre ans de conflit, le confinement a été vu comme une solution.

Cela fait plus de deux mois que l’internet a disparu, a cessé d’exister. L’OMS (Organisation Mondiale de Santé) a déclaré, après un tas de sessions de débat, l’abandon  de l’internet suite au danger de ses effets secondaires sur la santé publique. Et depuis, la vie allait à la dérive  de mes habitudes et mes quotidiens. J’ai appris à vivre autrement comme tant d’autres personnes. Loin de mon ancien monde numérisé, je me délecte d’une grande cure de lecture en version papier, j’ai appris à faire des activités manuelles comme le dessin, poterie et autres. Comme c’est difficile de recharger le téléphone, j’échange avec mes amis via des courriers, des lettres écrites soigneusement dégageant une écriture poétique extraordinaire.  Et comme vivre l’imaginaire à travers le cinéma est nécessaire et indispensable, je revisite un grand boitier de Dvd que j’ai légué de mon patrimoine paternel. Et la vie reprend son cours dans un nouveau monde dans lequel Fax et Courrier prennent place.

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Maryem Bouzzit, 18 ans – Anza  

Les années 1918/1919, le monde ait connu l’une des plus terrifiantes et meurtrières épidémies « la grippe Espagnole » , puisqu’elle a causé la mort de 40 million de personnes d’après the « World Health Organization ».

Elle été nommée comme ça parce que l’Espagne est l’un des rares pays à avoir parlé de cette maladie. Les autres ne l’ont pas évoquée, pour ne pas affaiblir la psychologie des soldats pendant la guerre. Il y a un argument concernant ces origines mais pourtant, l’historien américain Alfred William McCoy affirme qu’il est d’origine américaine, il a commencé à l’état du Kanas pendant la fin de l’année 1917. Il y a aussi ceux qui disent que ça vient de France, de Chine..

La grippe inhabituellement affecte les jeunes, des scientifiques estiment que les âgés ont obtenu une forte immunité grâce aux précédentes épidémies qu’ils ont vécues.

Je pense que cette grippe est un bon exemple qui nous montre la brutalité du système capitaliste, et la cruauté des capitalistes qui courent juste derrière leurs intérêts.

Les références :

https://francearchives.fr/fr/commemo/recueil-2018/82611687 

 https://en.wikipedia.org/wiki/Alfred_W._McCoy

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grippe_espagnole  

 

L’une des grandes questions qui se posent depuis le début de cette terrifiante pandémie, Coronavirus (Covid-19), concerne le monde après cette pandémie et comment l’humanité peut surmonter cette crise. Peut-être qu’on peut trouver la réponse en retournant à l’histoire des épidémies, en essayant de bénéficier des expériences précédentes des autre peuples.

La grippe Espagnole, la peste, le Choléra et la variole sont parmi les grands et plus terrifiantes pandémies à travers l’histoire, elles ont changé le monde radicalement, sous différents aspects, social, économique, politique, sanitaire, religieux.. En fait, les épidémies ont plusieurs avantages et beaucoup de bien comme il a dit le grand auteur Naguib Mahfouz dans son discours lors de la réception du prix Nobel de littérature, il a dit que ce sont la raison derrière les grandes inventions et  réalisations de l’humanité. Pourtant, il était très difficiles de combattre les virus dans ces temps-là.

Avez-vous déjà pensé à quel point le monde serait différent sans Internet, notamment pendant cette période de pandémie ? Internet aujourd’hui satisfait presque tous nos besoins de communiquer avec le monde extérieur, d’avoir l’information, de nous amuser à travers les films, les pièces de théâtre, les émissions, et le plus important c’est ce qu’on peut étudier et travailler via internet, ce qui aide à diminuer les crises sociale, économique et intellectuelle.

Sans internet l’économie va s’effondrer plus, la pauvreté et la famine se répandront, les gens seront plus exposés à des maladies psychologiques. En conséquence du manque d’information, ils seront plus susceptibles à être crédules et peut être adapteront l’explication métaphysique aux phénomènes et penseront de se punir comme une solutions pour obtenir le pardon de Dieu ou de créer une nouvelle secte/religion..

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Mariam Oufkiri, 30 ans – Errachidia

La guerre venait à peine de s’achever quand, en une course folle de quelques mois, la grippe espagnole a infecté environ 500 millions de personnes et tué environ 20 millions à 50 millions de victimes. La jeune génération de l’époque fut la plus touchée. (BMCInfectious Diseases). Selon Laura Spinney auteur de La Grande Tueuse la grippe a connue trois vagues successives entre 1918 et 1919 dans l’hémisphère nord et tardivement dans les pays subéquatoriaux faute de manque d’information et d’autres facteurs comme la pauvreté et les saisonnalités. (Sciences et avenir). La première guerre mondiale a vu l’émergence de moyen de communication moderne comme le téléphone et la télégraphie sans fil mais à usage très étroit. La communication pendant la pandémie de 1918 à 1919 était principalement à travers la presse écrite, les circulaires et les compagnes gouvernementales.

Le monde sans internet s’avère une combinaison loin de notre imaginaire d’autant plus pendant cette pandémie de COVID-19. Le monde ne serait plus un petit village, mais une diaspora de villes éloignée du reste du monde. Avant qu’il ne soit déclaré pandémie, le COVID-19 aurait certainement pris plus de temps et ravagé plus de zones dans le monde. L’état serait plus dévastateur. On aurait appris l’actualité sur la radio ou la télévision ou à travers la presse écrite. Nous serions bien moins informés, peu préparé pour prévoir et décider des mesures à prendre pour faire face à la pandémie. Confinement et distanciation obligatoire, le monde aurait connu un arrêt presque absolu. Enseignement suspendu, activités commerciales bloquées, aucune notion de télétravail ne se présente, plus de facilités à distance tel le payement, la vie serait plus dure à vivre. Nous serions bel et bien submergés par plus de conflits sociopolitiques, plus de pauvreté et évidement plus d’inégalités et de vulnérabilité. Éloignés de nos proches, nous les aurions contactés par téléphones, par messagerie ou même par des lettres. Le confinement serait plus dur à être supporté loin des rencontres en image et en voix avec notre entourage. À moins que ça nous aurait obligé à avoir plus de contact avec nos familles, nous serions moins perturbés par la masse d’informations quotidienne et éventuellement serions-nous assoiffés de savoir que nous allions chercher dans les livres plutôt que sur internet.

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Brahim Anjjar, 22 ans – Aït Baâmrane

La grippe Espagnole, l’une des pires catastrophes qu’a connu l’humanité. Elle est apparue dans un camp américain pour se propager, après que les Etats-Unis a rejoint la guerre, dans l’Europe en moins de trois mois, puis dans le monde entier. Environ 50 millions de personnes ont décédé.

La vitesse de sa propagation était impressionnante. La pauvreté, le manque d’information et de prévention étaient parmi les facteurs qui ont contribué à sa gravité. Mais, la rareté des moyens de communication durant cette période a eu un impact majeur. La presse était le seul moyen, mais il était restreint par la censure, seul en Espagne les informations étaient publiées librement.

Sources : 

Aujourd’hui, on est isolé physiquement, mais on est en contact avec nos familles, nos amis et le monde entier et c’est grâce à internet. Imaginons que ce dernier n’existe pas, comment le monde peut traverser l’actuelle épidémie du Covid-19 ?

Je pense à cette question, et j’ai pris en considération la crise de 1918-1919. Internet n’était pas à cette époque. Mais cela ne peut pas être comparé, car actuellement, il existe d’autres moyens de communication. La télévision et la presse, qui diffusent chaque jour des informations sur la crise et son évolution, et la plupart des programmes sont dirigés dans ce sens. Cependant, les informations seraient peu nombreuses et la vitesse de leur diffusion diminuerait, ce qui sera un facteur majeur de l’impact de la crise.

En particulier, les gens se lasseraient de rester à la maison, ce qui augmenterait leur désir de sortir. Les crises psychologiques vont augmenter, surtout pour les personnes qui ne lisent pas et qui n’ont pas les moyens de se divertir. En gros, sans internet c’est comme perdre le lien avec le monde extérieur.

Enfin, le monde contournera l’épidémie mais avec tant de pertes, mais elles ne seront certainement pas comme celles de la grippe espagnole.

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Fadoua Elkotaichi, 33 ans – Marrakech

La grippe Espagnole est, selon quelques experts français, apparue d’abord au Kansas aux états unis, où elle a contaminé de jeunes soldats américains tant attendus par Pétain, ancien commandant en chef français lors de la Première Guerre mondiale. Ayant traversé les USA puis se sont retrouvés dans les camps européens ont répandu la maladie qui s’avérait très rapidement contagieuse et tueuse. Sa nomination espagnole est due à la liberté à la presse espagnole d’en parler, contrairement à la censure appliquée dans les pays impliqués dans la guerre. La presse était alors le principal moyen de communication de l’époque. Cette grippe a connu 3 vagues et a comptabilisé entre 25 et 40 millions de morts entre avril 1918 et le printemps 1919.

Internet a permis d’une part de rappeler à la grande masse l’histoire. Ne se donnant pas la peine de chercher dans les livres d’histoire, ce moyen de communication simplifié et accessible a permis aux gens d’avoir une idée claire sur toutes les épidémies et pandémies auxquelles l’humanité a déjà survécu. Sans internet les mêmes pratiques de mesures barrières qu’aujourd’hui auraient ont été conseillées voire imposées. Les mêmes résistances auraient vu le jour de la part des citoyens accompagnées des mêmes débats sur la viabilité des traitements, l’efficacité des mesures sociales et sanitaires. Il aurait surement manqué la propagande démesurée des fois, le partage des problématiques cachées qui ont été mise sous projecteur suite au confinement et là je pense particulièrement à l’éducation, l’élan de solidarité entre citoyens qui est accentué avec les moyens actuels et la proximité sociale que facilite Internet suite à la distanciation sociale. On sortira certes de cette pandémie de COVID-19 avec beaucoup de souffrance et de lacunes mais on en sortira, pour ceux qui le souhaitent, grands en apprentissage, en vécu et en expérience.

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Zineb Douari 21 ans – Agadir

The Spanish flu, also known as the influenza pandemic of 1918, was the most devastating disease in history, an average of 35-100 million people worldwide was killed. Its origin is unknown, however the virus was propagating along trades routes and shipping lines, and similarly along with the movement of men in armies during the G.W. With no biotics or vaccine available and with little information about its devastating properties, control efforts were non pharmaceutical interventions, such as quarantine, limitation of social interaction and good hygiene. As for communication back then, the strategy was the same used during war, which its essence was ’the force of an idea lies in its inspirational value. It matters very little if is false or true’ Arthur Bullard, and believing that citizens are mentally children, self-determination should be subordinated to order as Walter Lippman claimed in a note to president Woodrow Wilson. Thus, the virus went largely unnoticed because of the lack of communication. News, physicians and government kept misleading people with lies, covering the truth with reassurance. When the pandemic arrived in September in US, Wilson never made a statement about it and a US surgeon declared ’there is no cause for alarm if proper precautions are observed’.

How could this period of time can possibly be altered without Internet?, that is interesting to think about. As I have just made some research on the Spanish flu, I can notice no bigg different between the way both pandemics are being handled, apart from small advancements. Then, I allow myself to say that  without internet the situation will mainly remain the same with a slight variations. We would still have no exact information about the origin of the virus, we would still be mislead, and as the only protection available, we would still be confined. However, it would be hard for families and members who are stock in different countries and places to communicate with their relatives and friends. Moreover, the economical areas would witness a lot more damages than now, because jobs that are able to catch up with the situation by working from home, would not be executed without internet. The same thing would happen with studies. Possibly, without internet and social media we wouldn’t even know about the existence of the virus, or perhaps, an immense butchery would take place all over the world without anyone realizing it. All in all, In the meantime, Internet can  barely help us distinguish truth from lies, and for that I’m appreciative.

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