Découvrez la réflexion de Ghita, participante MAHIR Rabat, autour de l’article « اش قضى ليا هاد الشي ؟ » 

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Pour l’exercice de rédaction de cette semaine, les participants MAHIR ont été invité à étudier l’article « اش قضى ليا هاد الشي ؟​ »  et de rédiger leur réflexion sur les problématiques qui y sont traitées.

Découvrez ce que la participante Ghita Berrada, 22 ans, a rédigé.

Sans même savoir qui est l’écrivain du texte, on peut le lier à plusieurs jeunes de notre entourage qui partagent les mêmes sentiments de désespoir et de perte, on le voit dans nos cercles d’amis diplômés qui sont toujours en chômage, dans les rues où nous entendons les gens qui se plaignent de leurs conditions, dans les cafés, les jardins, les publications sur Facebook et WhatsApp et même partout dans des vidéos. 

Chaque mot écrit est un cri d’un jeune qui se sent conditionné par la société, qui ne se trouve utile que s’il devient riche et sort de son quartier, qui pense que la vie idéale consiste à  travailler et avoir sa retraite à 63 ans, un jeune qui se réveille chaque pour essayer de changer sa vie pour le meilleur possible, qui essaye de rejoindre des espaces culturels pour se changer  mais qui reste toujours contrôlé par les paroles et expectations de sa société.

Certes, personne ne peut nier qu’il nous faut de l’argent pour survivre, mais son rôle doit se limiter dans l’achat de nos besoins, et ne doit pas être vu comme un indicateur de succès. Nous avons tous besoin d’avoir de quoi vivre confortablement, mais quand on sort des comparaisons sociales et superficielles, on réalise que la réussite sociale n’est qu’un piège capitaliste bien décoré pour que le peuple reste limité dans des besoins qu’il considère nécessaires. 

Quand les gens réalisent que c’est par la lecture, l’écriture et l’apprentissage que les gens s’épanouissent et s’ouvrent des nouvelles possibilités infinies, ils vont certainement changer leur vision sur le monde et sur tout ce qui les entoure. Imaginons une réalité où le succès n’est pas mesuré par des salaires ou des classe E, où les mères discutent le nombre des livres lus par leurs enfants et non pas leur rang à la fin d’année, où porter un livre dans le train n’est pas fait pour attirer l’attention et que parler en français ou en anglais ne définit pas le niveau intellectuel ou social des personnes. 

Une réalité où dans chaque café et quartier, on trouve des cercles de débat, des sessions d’éloquence en plusieurs langues, des partages de connaissances et une envie générale d’être bien cultivé non pas pour paraître intelligent, mais tout simplement pour l’être. 

Il faut que les personnes établissent un équilibre entre le besoin d’argent et le besoin d’enrichir 

leurs connaissances, qu’ils réalisent que l’écriture, la lecture et l’art de débattre et discuter sont aussi des compétences indispensables dans la vie. 

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