ciFLAM #8 : Copie conforme

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Samedi 26 mai, dans le cadre de l’activité ciFLAM, les participants ont assisté à une projection-débat du film “copie confrome” réalisé par Abbas Kiarostami en 2010.

Voici ce qu’en a pensé Youness :

Pour la huitième séance de ciFLAM, Soukaina et moi avons décidé de projeter le premier film du grand réalisateur iranien Abbas Kiarostami, tourné hors de son pays natal. Nous étions inquiets que les jeunes du programme Momkin ne puissent pas comprendre et savourer ce chef-d’œuvre d’un raffinement peu vu.

Situé dans le monde de l’art, le film raconte la journée de deux personnes qui se rencontrent dans une ville à la Toscane : James Miller, un écrivain anglais venu en Italie pour promouvoir la traduction italienne de son dernier livre intitulé Copie conforme; et une femme (le film ne révèle pas son nom), une antiquaire française qui vit en Italie depuis cinq ans.

Amis, Couple, Artistes, étrangers, le film ne révèle jamais la vraie identité des protagonistes. Il met en parallèle l’original et la copie, la réalité et la fiction, l’illusion et le réel. Le film soulève la question du temps et les cycles de la vie en exposant trois exemples : des jeunes mariés, les deux personnages et un vieux couple sortant de l’église à la fin du film.

Copie conforme est un film troublant dans lequel on ne peut être sûr de rien, un vrai cocktail de désunion, de doute et de crise.

Durant le film, nous trouvons des références intertextuelles en parlant d’Andy Warhol; ou d’un tableau ayant une histoire extraordinaire, et auquel le musée a donné le titre de “copie originale”.

D’une richesse inouïe, le film du cinéaste nous invite à réfléchir sur la valeur de l’original et de la copie tout en se servant d’un langage cinématographique subtil et bien construit; la relation entre la copie dans l’art et la copie dans la vie quotidienne.  

Le film se passe en Lucignano en Toscane; mais certains paysages ressemblent à ceux de l’Iran, pays du réalisateur.  

En ce qui concerne le débat, les échanges entre les intervenants étaient nombreux, riches et courtois. L’audience était constituée de jeunes de Connect Institute, un spectateur ébloui et qui doit finir et reconstruire à lui-même sa propre copie. Nous étions surpris par la pertinence de certaines remarques et analyses. La curiosité des membres  et le débat que le film a  suscité montrent que les jeunes sont capables de sortir des normes établies et de la médiocrité à travers des films pareils. Ce dernier leur a permis d’entamer un voyage culturel en découvrant les musées et l’architecture européens surtout pour ceux qui n’ont jamais quitté leur pays. Un public averti grâce aux projections répétées au sein de ciFLAM.

Même quand l’accès à l’original est hors de la portée des gens, on doit apprécier et donner de la valeur à la copie.

Par Youness Jord

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