MAHIR Center

MAHIR Center – Lire, penser collectivement et construire

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Cette semaine, les apprenants à MAHIR Center sont en pleine préparation de leur grand événement, NABNI #1, prévu pour le 15 février. Dans la course aux préparatifs ils ont eu l’immense plaisir de faire une pause pour recevoir M. Abdelfattah Kilito, pour un délicieux échange autour de la littérature, des classiques et de l’ouverture culturelle. Cette riche semaine a aussi été marquée par un cours sur la psychologie de l’éducation, animé par M.Emmanuel Trouche.

M. Abdelfattah Kilito nous à fait l’honneur de nous lire un passage de son dernier livre, intitulé Ruptures, qui sera bientôt publié. Par cette lecture et son commentaire, M. Kilito nous a amené à réfléchir à notre rapport aux auteurs, aux livres classiques et à nos racines culturelles. Dans son enfance, à l’époque de l’indépendance du Maroc, il a été exposé à l’école à un double héritage littéraire. Au moment de choisir à quels “anciens” – auteurs arabes ou occidentaux – il devait intellectuellement faire allégeance, le jeune Abdelfattah a choisi d’embrasser pleinement les deux cultures. L’une n’étant pour lui en aucun cas exclusive de la seconde. Bien au contraire. La pensée occidentale s’est nourrie des idées d’Ibn Rochd, d’Ibn Khaldoun et d’autres grands penseurs arabes pour rayonner. Par cet acte d’emprunt, ou d’assimilation, ces mêmes auteurs se sont trouvés érigés en références incontournables. M.Kilito considère que toute production littéraire n’acquiert pleinement une valeur universelle que quand elle est traduite dans d’autres langues et suscite un échange culturel. Lire est un acte d’ouverture sur le monde. La lecture, acte solitaire en apparence, n’offre tous ses bienfaits que dans l’échange et le dialogue, entre lecteurs et entre cultures. L’échange et le dialogue autour des idées est primordial. 

Emmanuel Trouche a, quant à lui, introduit les participants MAHIR à ses recherches, mettant les outils de la psychologie scientifique au service de l’innovation en matière éducative. En se basant sur une méthode expérimentale inspirée de la recherche en médecine, méthode dite “evidence-based”, des chercheurs ont constaté que les êtres humains sont plus efficaces dans la résolution de problèmes quand ils partagent leurs réflexions. Un individu qui cherche à résoudre un problème seul a plus de chance de se tromper qu’un groupe d’individus qui réfléchissent ensemble. Seul ou en groupe, personne n’est infaillible. L’erreur reste possible, mais l’échange augmente les chances d’aboutir à des solutions permettant d’avancer positivement. 

L’échange, le dialogue et le partage sont clés pour nourrir notre humanité. Cela se vérifie à l’échelle d’un groupe restreint ou même à l’échelle interculturelle. Qu’il s’agisse de tirer le meilleur de nos lectures, ou de faire vivre les idées dans le temps et dans l’espace pour qu’elles nourrissent diverses cultures et s’enrichissent chaque fois qu’une nouvelle personne s’en imprègne. 

NABNI #1 s’inscrit pleinement dans cette logique. Les participants ont conçu et organisent l’évènement ensemble, de façon autonome, et ils souhaitent en faire un moment de rencontre et d’échange où les jeunes pourront collectivement penser et rêver le Maroc dans lequel ils souhaitent vivre demain, et surtout proposer des solutions pour que ce rêve devienne réalité. Pour nourrir leurs échanges, nos participants feront appel à l’histoire, au théâtre, au documentaire, au livre et à l’écriture, à divers arts visuels et manuels… Tout cela pour penser des solutions qui soient les plus concrètes et les plus efficientes possibles. Des solutions qui s’adressent aux jeunes marocains, pour leur permettre de s’ouvrir, de s’épanouir et de contribuer à bâtir un avenir où la jeunesse est porteuse de solutions.

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