Journées “Arrivée” à MAHIR (Impressions d’Amina)

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Cette semaine, les participants à MAHIR Center se sont réunis à Benguerir, sur le campus UM6P, pour les Journées Arrivée. Ils ont rédigé leur ressenti au sujet de leur vécu de cette semaine d’intégration qui marque le début de leur parcours.

Voici le texte d’Amina Saadi, 33 ans – Participante à MAHIR Center :

Mardi 15 septembre. Amphithéâtre. Émouvant que l’on soit tous réunis, pour de vrai, dans la même salle. On met un nom à chaque visage, pseudo ou sourire auparavant aperçus derrière les visios. Les masques ne cachent pas nos yeux qui brillent. 

La présentation du programme nous reconnecte au pourquoi on est venus ici. Les mots et les valeurs résonnent : Immersion, apprentissage, innovation, pratique. 

Des mots qui excitent, rassurent, inquiètent ? J’ai hâte de commencer et de plonger. Soif d’intégrer toutes les connaissances mises à notre disposition, me connecter à toutes les énergies dans cette salle et dans les centres des autres villes. Mais surtout, faire converger tout ça pour avoir un impact à long terme. L’équipe est là pour nous accompagner en toute bienveillance et nous guider dans cette aventure. Pas pour nous juger, pas pour nous noter. Mais pour mener à bien le téléchargement de la meilleure version de nous – mêmes. 

Mercredi 16 septembre. Matinée présentations. Il y a des interventions vraiment marquantes. Chacun sa personnalité, sa spécialité, son identité. Des miroirs sincères qui nous permettent vraiment d’écouter la tonalité de chacun. Tout le monde est motivé. À chaque fois que je veux me lever, quelqu’un me devance. À chaque fois que quelqu’un passe, j’ai envie de m’en inspirer pour mon improvisation. Je suis particulièrement bluffée par l’intervention de Abdelouadoud, un sketch drôle et philosophique sur la question « Qui suis-je ? ».

Je décide d’opter pour l’option Free Style. Je me loupe et tremble un peu, mais je suis sincère. L’imperfection a aussi son charme. 

Les repas sous la pergola sont conviviaux. On respecte les consignes de sécurité donc chacun sa table mais notre cercle s’agrandit. On se connaît un peu mieux maintenant donc on s’aborde plus naturellement. Souleymane me prête l’un de ses livres, on cherche des casting chant pour Marwa. 

Jeudi 17 septembre. Après-midi : surprise ! L’activité Musique ayant été annulée à cause d’un souci d’autorisation, on bifurque sur les cellules créas. Je rejoins le groupe MPlay.  Notre mission :  réaliser et monter une vidéo et la présenter d’ici demain. Le groupe est top, et ça tombe à pic puisque je n’avais pas eu le temps de connaître Othman, Mehdi et Mariam. On brainstorme un moment, une idée originale nous emballe, Mariam reste un peu en retrait, silencieuse. Je comprends qu’elle n’est pas convaincue. 

On abandonne l’idée de rendre nos décors (Pergola, Amphi et Cafétéria) des personnages et de les faire parler via une voix off. Nous partons sur l’option journal de bord vidéo. On laisse la caméra tourner pendant une bonne demi-heure. Mais Meriem n’est toujours pas convaincue. En attendant les garçons sur un banc, on discute de l’idée de rester sur des portraits de nos camarades. Mariam commence à préparer les questions. De retour à la pergola on est interviewés par nos amis M-Pod, ce qui nous permet d’explorer d’autres questions pour notre vidéo.  Nous avons enfin notre concept : Des portraits sincères sous la pergola de la vérité.  Tout le monde est emballé et chacun prend spontanément une tâche précise.  La magie opère : sincérité, rires et confiance. On tourne jusqu’au coucher de soleil. 

La mission montage s’avère plus délicate que prévue. On arrive à la villa vers 20h. iMovie est un cauchemar. C’est lent mais on redécouvre nos rushes. Les vidéos bêtisier nous font encore rire. Après une bonne heure de galère, une fois encore, Mariam nous sauve et prend le relai en faisant fonctionner Adobe Premiere qu’elle maîtrise sur l’autre ordi. Le travail commence enfin. Il commence à pleuvoir. Fatigue, créativité et fous rires, on finit enfin d’exporter et on rentre à 3h du matin. De retour vers nos chambres, trempés, on finit sur la note joviale et spontanée d’Othman : « si ça c’est pas de l’engagement !»

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