ACT School Youssoufia Visite Taha Balafrej

Visite de Taha Balafrej à ACT School Youssoufia

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Le mercredi 02 octobre Taha Balafrej, le fondateur de Connect Institute, était en visite à ACT School Youssoufia. Une occasion pour échanger avec les jeunes et pour leur rappeler les principes fondamentaux de l’institut qui leur permettront d’évoluer dans leur vie, et de s’épanouir intellectuellement.

Les différents points discutés tournaient autour des jeunes de Youssoufia, de leur accès à la connaissance et à la culture, ainsi que de la façon avec laquelle ils envisagent de construire leur vie.

Téléchargez en format PDF ce qu’a écrit M. Taha sur sa discussion avec les jeunes

Si le fait de varier les aliments permet de nourrir le corps et lui fournit le carburant nécessaire pour accomplir ses fonctions correctement, élargir sa culture permet de nourrir l’esprit. Exercer son esprit de façon soutenue, en faisant des lectures diversifiées et en enrichissant ses connaissances, nous apprend à développer notre goût, à savourer la littérature, la culture, le cinéma et à accéder aux plaisirs de la connaissance.

En exerçant des activités qui élargissent notre horizon, on crée une rupture dans sa vie et on évite le tunnel. La lecture à titre d’exemple, est la clé la plus accessible pour tout le monde. Elle offre à ceux qui la pratiquent les armes nécessaires pour affronter le monde et les moyens de mener une vie plus épanouie.

Le monde occidental qui ne cesse de fasciner les jeunes et qui est source d’inspiration pour eux dans leur style vestimentaire et dans leur paraître, devraient éveiller en eux des questionnements sur ce qui a mené ces pays à se développer. Les jeunes marocains doivent s’en inspirer également dans leur façon de penser, de réfléchir et d’agir. 

Une fois la parole ouverte aux jeunes, nombreux étaient ceux qui ont évoqué les problèmes auxquels ils font face avec leurs parents. Le plus souvent, ils se plaignent de leurs pères. Figure d’autorité, maîtres du pouvoir au sein du foyer. Les jeunes acceptent volontiers de se plier à leurs ordres et de se soumettre à leur volonté. La volonté des parents est que leurs enfants travaillent, qu’ils aient un revenu stable permettant de garantir une contribution aux charges du foyer. 

Pour affronter les parents, il faut leur démontrer que le jeune est capable de faire ce qu’il veut, ce qu’il aime et qu’il est en mesure de cueillir les fruits de son travail. Il faut que les jeunes défendent leurs propres choix et qu’ils soient capables de prendre leurs propres décisions. Afin d’atteindre leurs objectifs, les jeunes peuvent faire des compromis à condition qu’ils s’accrochent à leurs buts. Après tout, rien ne devrait être craint tant qu’on est honnête.

En mai 68, les jeunes en France avaient une situation bien meilleure que les jeunes au Maroc aujourd’hui. Ils ont tout de même tenu à militer pour leurs droits et leurs libertés. L’indépendance se construit et la liberté s’arrache.

ACT School Youssoufia Visite de Taha Balafrej

Réactions des jeunes :

“Je pense que mon indépendance est liée à mon autonomie par rapport à mes parents. Afin de gagner mon indépendance je dois donc travailler pour ne plus dépendre financièrement d’eux.” – Samira 

“Pour que mes parents me laissent faire ce que je veux, je dois faire le double de ce qu’ils veulent. Ils ne seront fiers de moi que si je leur donne de l’argent mensuellement. Ils considèrent que ce que je fais (le théâtre) est Haram. Or, mon bonheur quand je suis sur scène n’a pas d’égal. Le théâtre est la seul chose que j’apprécie et que je sais faire.” – Bouchra 

“Mes parents ont compris que j’ai grandi et que je peux prendre mes décisions par moi-même. Ils ont accepté ma décision d’enlever le hijab.” – Houda 

“J’ai travaillé pendant un certain temps dans une autre ville. Même après avoir quitté mon travail j’ai dû en trouver un autre pour ne pas revenir auprès de mes parents et continuer à leur envoyer de l’argent. Je devais porter 96 caisses en 10 minutes. Mes mains étaient pleines de sang chaque fin de journée. A un certain moment je n’en pouvais plus, je savais que ma place n’était pas là. J’ai donc décidé de revenir et de faire un compromis avec mes parents. Je ne leur demande rien et ils me laissent tranquille.” – Abdelilah 

“Pour convaincre mes parents de ce que j’aime faire, j’ai eu une discussion avec eux, puis on s’est querellé. Aucune méthode n’a marché, du coup je fais ce que je veux sans trop me soucier de ce qu’ils pensent.” – Asmaa 

“Pour ne plus avoir à confronter mon père, je sors le matin avant lui et le soir je rentre avant qu’il ne revienne.” – Lamyaa

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