RÉDACTION – Vécu d’étudiants étrangers pendant la période du confinement (Texte de Abdelouadoud Benzekhran)

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Les participants MAHIR ont travaillé sur un exercice de rédaction à propos de deux articles sur le vécu des étudiants étrangers pendant la période du confinement.

Voici le texte de Abdelouadoud Benzekhran, 22 ans – Participant MAHIR :

Je me souviens encore de l’image de la première pandémie que j’ai vécue pour la première fois. C’était à Oran en Algérie, il y a deux ans, quand tout à coup des milliers de rats morts ont commencé à apparaître dans les rues. Ignorant la maladie qu’ils véhiculent, les autorités ont appelé à la collecte et à l’incinération des rats qui ont conduit à la propagation de la peste. J’ai peut-être vécu la première expérience uniquement dans l’œuvre semi-fictive de Camus, mais elle ne diffère que dans le détail de celle du COVID.

J’étais sûrement préoccupé par la propagation de ce nouveau virus, surtout devant l’insuffisance et l’inexactitude des informations qui existaient, cependant, mon inquiétude était incomparable à l’hystérie publique. Absurde… J’étais en mode spectateur en observant la séquence des événements, en prédisant ceux à venir et en attendant que cet épisode se termine de la même manière qu’il s’est terminé dans La Peste. Espérons mieux !

Le confinement a été la partie la plus difficile de la pandémie pour de nombreuses raisons que je n’aborderai pas dans ce texte. En lisant les témoignages d’étudiants internationaux en France, je ne cessais de me demander « n’est-ce pas le même cas ici? ». Bien sûr, leur situation était plus difficile que la mienne, mais il existe de nombreux points communs entre les deux. Nous sommes tous loin de chez nous, confinés dans le campus et ses environs, nous avons changé nos comportements, nos habitudes. Cependant, si je pouvais me positionner, en tant que participant MAHIR, dans l’un des textes, j’appartiens à « une minorité [qui] y voit l’occasion de souffler, de se poser, de rattraper d’éventuels retards académiques ».

Si je pouvais résumer les leçons accumulées dans cette pandémie en un mot, je dirais « adaptabilité ». Face à des changements indésirables et inévitables, on pourrait emprunter deux voies : celle de lutter contre eux et d’être laissés pour compte ou celle de s’y adapter et d’en profiter. Si cette pandémie ou tout événement similaire est le rocher que Sisyphe pousse vers le haut d’une montagne, « il faut imaginer Sisyphe heureux ».

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