Séance de musique avec Hamza Bennani Smires

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Dans le cadre de notre programme à distance NAJTAZ, un ensemble de participants de nos centres ont assisté à une séance de musique animée par le trompettiste et compositeur Hamza Bennani Smires. 

Voici le compte rendu de Douaa Larif de ACT School Youssoufia :

“J’ai assisté à une séance de la musique avec M. Hamza Bennani Smires et d’autres participants de MAHIR Center. Il nous a défini la musique arabo-andalouse et son origine. C’est un genre qui rassemble à la musique berbère, africaine et liturgique chrétienne. Les chants à caractère religieux étaient le tahlil et la talbia. La musique était dans la vie quotidienne de l’homme, Nawah qui est chanté dans les mariages, naissance, église funèbre, aussi il y a la mélopée qui est chantée par les caravaniers pendant la traversée du désert, le Nasbe variante de Huda qui est pratiqué dans les cérémonies familiales, et le Hijaz qui est accompagné des instruments comme duff et le mizmar. Après l’apparition de l’Islam et à l’époque des Omeyyades (661 – 750) l’art musicale s’est développé à Madina et à la Mecque. Entre 750 et 847 les roies Abbassides al Mahdi (775 – 785) et Harun al Rashid (786 -809) avaient fait de Bagdad le centre du monde musulman. Ibrahim al Mawçili (767 – 850) et Yaqub al Kindi (796 – 874) sont les plus grands maîtres qui ont marqué l’histoire musicale de cette époque.

Après, M. Hamza a présenté l’âge d’or de cette musique, premièrement au Maroc, la mosqué al Qarawiyine à Fès a joué un rôle pour attirer les gens de lettres, les penseurs et les artistes d’origine Andalouse. Le fameux Ziryab (789 – 857), génie de la musique arabo-andalouse, a changé la construction du ûd (luth) dans lequel il a ajouté une cinquième corde aussi d’autres changements qui développent l’utilisation de cet instrument. Ibn Bajja (1070 – 1138) qui restructure la nuba en introduisant de nouvelle formes poétique (Muwashah et Zajal). Ensuite, M. Hamza nous a démontré les formes de la musique arabo-andalouse, la première c’est la Nuba qui est la plus répondu au monde arabo-berbère, elle est complexe et longue, il y a al Muwashah qui ressemble Zajal, c’est une forme de poème. On a Samaa soufi, basé sur le champ vocale, c’est une musique spirituelle. Finalement, on a le Mouale, joué avec l’instrument et la voix, c’est très ancien. Justement, cette musique est un héritage précieux pas seulement pour le Maroc mais pour toute l’afrique du nord. J’ai eu la chance d’assister à cette séance, j’ai appris plusieurs informations historiques sur cette musique que j’aime beaucoup car elle manifeste la diversité et la tradition de notre pays.” 

 

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